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04/07/2022
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Alexander Lukashenko, el dictador vasallo y “títere” de Putin (versiones en español y francés)

  • Ekaterina Pierson-Lyzhina // La Tribune. France.
  • Category: Titulares
  • Hits: 593

Ningún otro Estado del mundo ha apoyado a Rusia con más vigor en su “operación militar especial” que la Bielorrusia de Alexander Lukashenko.

Desde que comenzó la invasión, el 24 de febrero, el Estado paria, fronterizo con Rusia y Ucrania, ha permitido al KremlinAlexander Lukashenko.Imagen bajo Licencia CCA. Atribución: Kremlin.ru Alexander Lukashenko.Imagen bajo Licencia CCA. Atribución: Kremlin.ru desplegar sus tropas en su suelo e incluso utilizarlo como plataforma de lanzamiento de ataques militares en territorio ucraniano.

Hasta ahora no se han enviado tropas bielorrusas a Ucrania, pero esto no exime a las autoridades de Minsk de su responsabilidad en esta guerra.

En el pasado, a pesar de la fuerte dependencia económica de Bielorrusia respecto a Moscú, Lukashenko ha navegado a menudo con habilidad entre Rusia y sus competidores geopolíticos. De 2015 a 2020, hubo incluso un cierto acercamiento a la UE, gracias en parte a la negativa de Minsk a reconocer la anexión rusa de Crimea en 2014.

El dictador, que gobierna su país con mano de hierro desde 1994, también se ha enfrentado a Putin en cuestiones de importancia estratégica para la independencia de Bielorrusia: a mediados de la década de 2000 se opuso a la introducción de una moneda común en el Estado de la Unión (una organización supranacional que une a los dos países) y, en 2015, al establecimiento de una base aérea rusa deseada por el Kremlin desde la revolución de mayo de 2013-2014 en Ucrania.

Enlace al artículo completo en español: La Patilla

Articulo original en francés:

Guerre en Ukraine : Loukachenko, un dictateur vassal de Poutine

ANALYSE. Longtemps, le dictateur de Minsk a marché sur une corde raide entre la Russie et l’Occident. Désormais, il se retrouve, à son corps défendant, pleinement aux côtés du régime de Moscou. Par Ekaterina Pierson-Lyzhina, Université Libre de Bruxelles (ULB).

Aucun autre État au monde n'a soutenu la Russie avec autant de vigueur dans son « opération militaire spéciale » que la Biélorussie d'Alexandre Loukachenko. Depuis le début de l'invasion le 24 février, l'État paria, frontalier à la fois de la Russie et de l'Ukraine, a laissé le Kremlin déployer ses troupes sur son sol et même l'utiliser comme point de départ d'attaques militaires visant le territoire ukrainien.

Jusqu'ici, les troupes biélorusses n'ont pas été envoyées en Ukraine, mais cela n'exonère pas les autorités de Minsk de leur responsabilité dans cette guerre.

Un allié historiquement peu fiable

Par le passé, malgré la forte dépendance économique de la Biélorussie vis-à-vis de Moscou, Loukachenko a souvent su habilement louvoyer, entre la Russie et les concurrents géopolitiques de celle-ci. De 2015 à 2020, il y a même eu un certain rapprochement avec l'UE, en partie grâce au refus de Minsk de reconnaître l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014.

Le dictateur, qui règne d'une main de fer sur son pays depuis 1994, a également tenu tête à Poutine sur des questions d'importance stratégique pour l'indépendance de la Biélorussie : au milieu des années 2000, il s'est opposé à l'introduction d'une monnaie commune au sein de l'État de l'Union (une organisation supranationale reliant les deux pays), et en 2015, à l'établissement d'une base aérienne russe souhaité par le Kremlin depuis la révolution du Maïdan en 2013-2014 en Ukraine….

Lien vers l’article complet: La Tribune